Que font les marques pendant la crise de la COVID-19

7 avril 2020 | Équipe de l'ACA, Association canadienne des annonceurs

Medical supplies: mask, gloves, hand sanitizer

Pendant que le monde entier se débat pour surmonter la pandémie de COVID-19, de nombreux annonceurs ont mis sur pause le lancement de nouvelles campagnes et de nouveaux produits. Cela ne veut cependant pas dire qu’ils restent les bras croisés.

Dans de nombreux secteurs, les marques mettent leurs talents et leurs ressources à contribution pour lutter contre la maladie. Citons notamment les brasseries et distillateurs qui reconfigurent leurs usines pour produire du désinfectant à main, les marques de vêtements qui fabriquent désormais des masques et blouses de protection et les chaînes d’alimentation qui ont lancé des programmes à l’intention des élèves qui ne peuvent plus bénéficier de l’aide alimentaire.

Si mettre l’épaule à la roue est, sans l’ombre d’un doute, la bonne chose à faire pour les marques, cela répond aussi aux attentes des gens qui veulent de plus en plus que les entreprises en fassent plus pour rendre le monde meilleur. Cela comporte aussi un enjeu marketing : plusieurs études montrent en effet que les consommateurs sont plus enclins à adopter, à se montrer loyaux, à payer plus cher et à recommander des marques qui agissent pour le bien commun.

Cela dit, il n’existe aucun manuel de mise en marché philanthropique lors d’une épidémie d’envergure mondiale. Il faut donc que les marques se montrent prudentes pour éviter qu’on ne les perçoive comme voulant profiter de la situation. Elles doivent mettre en valeur leur côté humain et apporter une aide, un soutien et une empathie véritables à leurs clients et à la communauté en général. Qu’elles soient locales, petites ou très grandes, les marques qui s’engagent peuvent faire une grande différence dans la vie des gens – et s’assurer qu’on se souvienne d’elles une fois la crise passée.

Voici quelques autres exemples de marques qui apportent leur aide :

  • Dans le secteur de la santé, Canada Goose fabrique maintenant des lingettes et blouses dont elle fait don aux hôpitaux canadiens. Aux États-Unis, Ford collabore avec GE Healthcare pour produire 50 000 respirateurs au cours des 100 prochains jours. À Montréal, Air Transat a offert plus de 300 000 gants et 44 000 masques au ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. Ailleurs, des marques mondiales comme Burberry et Dior se sont mises à fabriquer des masques et des blouses à l’intention des travailleurs de la santé et des patients.
  • Plusieurs brasseries et distillateurs produisent maintenant des désinfectants à mains très recherchés à l’heure actuelle. Les brasseries Labatt du Canada ont aussi promis de faire don de quelque 50 000 bouteilles de désinfectant à main aux banques alimentaires, aux travailleurs de première ligne et aux restaurants encore ouverts au pays. Pour sa part, J.P. Wiser’s de Windsor fabrique maintenant du désinfectant à main pour les hôpitaux, les centres de soins de longue durée et les établissements de santé de la région.
  • À la suite de la fermeture temporaire des salles à manger des restaurants, la bière Stella-Artois, propriété de Labatt, a lancé le programme de carte-cadeau Ralliement pour les restaurants, qui offre aux restaurateurs locaux une aide financière immédiate. Cette initiative qui s’étend à 10 pays s’adresse à tous les bars et restaurants du Canada. Elle encourage les consommateurs à se procurer des cartes-cadeaux qu’ils pourront utiliser dès la reprise des activités. Stella-Artois verse 10 $ de plus aux établissements pour chaque carte achetée.
  • La chaîne Save-on-Food de Langley en Colombie-Britannique, a mis sur pied un programme de 1 million $ visant à fournir des repas aux enfants qui ne peuvent plus profiter des programmes alimentaires à l’école à cause de la pandémie. Intitulée « Toonies for Tummies » celui-ci permet aux consommateurs de faire un don de 2$ ou 500 points en ligne ou à la caisse de tout magasin Save-On-Food, PriceSmart Foods ou Urban Face. La chaîne s’est engagée à verser une contribution égale à celle de ses clients, jusqu’à un maximum de 500 000 $.