Toronto, 30 octobre 2014 : Le sujet de la protection des investissements en publicité Internet continue de faire la manchette dans les médias de l’industrie, mais les annonceurs canadiens ne s’en inquiètent pas beaucoup. C’est du moins ce que révèle un sondage effectué en septembre dernier par l’Association canadienne des annonceurs (ACA). Ses résultats, publiés dans la dernière édition de Points de vue marketing, indiquent en effet que l’indice de préoccupation des annonceurs relativement aux fraudes Internet et à la diffusion inappropriée de leurs annonceurs n’atteignait que 5,9 sur un total possible de 10.

Cette conclusion fait suite à la consultation effectuée du 15 septembre au 1er octobre auprès de 47 cadres supérieurs en marketing canadiens issus de l’ensemble des secteurs de l’économie et responsables de budgets de communications marketing variés. Les participants ont été interrogés sur la situation, sur leurs perceptions et sur leurs priorités stratégiques en matière de sécurité de leurs budgets de publicité Web. On leur a aussi demandé quelles mesures ils prenaient pour valider les données de diffusion et prévenir les fraudes.

Leurs réponses ont été assez surprenantes : lorsqu’on a voulu savoir, par exemple, si leurs annonces avaient fait l’objet de faux clics ou si elles avaient été diffusées contrairement aux directives médias de leurs campagnes, 30 % disent l’ignorer.

« Le phénomène n’inquiète pas outre mesure les annonceurs canadiens. Par conséquent, peu d’entre eux ont adopté des moyens concrets pour valider les données de diffusions de leurs campagnes ou pour se protéger contre les fraudes », déclare Paul Hétu, vice-président de l’ACA. Le sondage montre par exemple que le tiers des répondants ont parfois recours à un service d’audit et que seulement 21 % d’entre eux ont dressé une liste de sites frauduleux ou suspects.

Les membres de l’ACA et les participants peuvent accéder gratuitement aux résultats du sondage. On peut aussi les obtenir sur abonnement, à frais avantageux.