Où se trouvent vos clients en ligne en 2018?

17 mai 2018 | Équipe de l'ACA, Association canadienne des annonceurs

Dans un environnement d’affaires de plus en plus concurrentiel, savoir où trouver vos clients en ligne devient plus important que jamais. Or, cela peut être difficile dans le monde dynamique et en transformation rapide – que certains pourraient même qualifier de chaotique – des médias numériques.

Lors d’un récent webinaire de l’ACA, Darrick Li de comScore, a tenté d’éclaircir la situation pour les membres de l’ACA en présentant des données très complètes sur les comportements des consommateurs canadiens tirées du dernier rapport Digital Future in Focus de sa firme.

Selon M. Li, ces données recueillies lors d’une étude approfondie effectuée par comScore dans plusieurs groupes démographiques, appareils et plateformes peuvent aider à prendre des décisions stratégiques plus éclairées et nourrir les réflexions tactiques sur le ciblage des publics et l’optimisation des messages publicitaires.

Comme dans la plupart des marchés, l’accès Internet au Canada se fait au moyen de plateformes multiples où seulement 12 % des consommateurs y accèdent uniquement au moyen d’appareils mobiles. (Ce groupe inclut de nombreux adultes plus âgés ayant remplacé leurs ordinateurs vétustes par des tablettes électroniques.)

Plusieurs dans les médias et le marketing pourraient cependant être surpris qu’une proportion importante des Canadiens, 30 %, utilise encore uniquement un ordinateur de bureau. Le phénomène pourrait s’expliquer par l’appétit des Canadiens pour les contenus vidéo.

« Nous sommes une nation qui aime ses vidéos », déclarait M. Li. Puisque les ordinateurs offrent une expérience vidéo plus riche, les gens préfèrent ce type d’appareil. « Nous avons trouvé que le temps consacré à la vidéo sur les ordinateurs continuait d’augmenter », a-t-il expliqué.

Cela dit, dans l’ensemble, le temps de consultation des téléphones intelligents continue de croître de façon importante. À environ 160 heures par mois, soit 5 heures par jour, il représente maintenant le double du temps consacré aux ordinateurs de bureau.

Au Canada, on passe 40 % de notre temps sur les ordinateurs de bureau et 60 % sur nos appareils mobiles, soit 15 % sur nos tablettes et 45 % sur nos téléphones. « Au pays, on consacre beaucoup plus de temps à nos tablettes qu’ailleurs », a précisé M. Li.

Si la croissance de l’utilisation des appareils mobiles a été le message principal des dernières années, les statistiques du rapport mettent en relief à quel point il est important pour les annonceurs que leurs budgets reflètent les comportements des consommateurs. Les annonceurs doivent s’assurer de placer leurs annonces dans les bons appareils au bon moment, a souligné M. Li. « Les téléphones intelligents semblent accaparer deux minutes d’accès Internet sur trois. Ce segment est donc très important. »

Analysant les comportements sur appareils mobiles, M. Li a expliqué que, dans tous les marchés, 80 % du temps d’accès à partir de ces appareils mobiles se faisait par des applis plutôt que par un fureteur Internet. « Nous consacrons beaucoup de temps à nos applis, a-t-il fait remarquer. Au Canada en particulier, ceci représente environ 85 % du temps. »

« Les annonceurs doivent donc se demander ce qu’ils ont fait au cours de l’année passée et ce qu’ils feront durant la prochaine pour s’assurer de rejoindre leurs clientèles par la bonne plateforme mobile. Ils doivent décider s’ils se fient uniquement aux impressions générées par les fureteurs, ou s’ils trouvent le moyen de s’intégrer aux applis les plus populaires. »

Au chapitre des applis les plus utilisées par les Canadiens, Facebook arrive en tête, suivi par Facebook Messenger, YouTube, le moteur de recherche et les cartes de Google, appli qui est inhabituellement populaire ici comparativement aux autres pays, a-t-il expliqué. Quant à Snapchat, cette appli n’a pas encore percé le Top 5, mais elle est en croissance rapide au pays.

Globalement, Google et Facebook continuent d’avoir un quasi-monopole, même si les Canadiens se détournent de ces deux sites pour fréquenter de plus en plus l’ensemble des 100 sites les plus populaires, ce phénomène s’étant accru de 4 % l’an dernier. « On passe de plus en plus de temps dans les 98 autres sites, a-t-il affirmé. C’est un signe de santé pour le marché publicitaire canadien. »

En matière de contenu, les Canadiens consacrent le plus clair de leur temps au divertissement et au multimédia (ce qui inclut YouTube), aux réseaux sociaux et à la messagerie instantanée. Ceci représente 42 % du temps total passé en ligne. « Si vous regardez votre plan de publicité dans les médias numériques et les montants alloués à la vidéo et aux réseaux sociaux, il vaudrait mieux que la répartition des budgets reflète la situation. »